Cet essai de donner quelques indications est dors et déjà voué à l'échec tant il y a d'exception et je m'expose à la critique et la contre verse que j'accepte bien volontiers. Je n'ai jamais osé publier d'informations aussi peu fiables pour les attributions. On ne peut aussi brièvement résumer les œuvres de laqueurs qui ont puisé dans les livres à leur disposition une partie de leurs décors et il faut savoir que les livres étaient fort cher et qu'ils étaient loués par des hommes qui agissaient un peu comme une bibliothèque itinérante si l'on peut dire. Cet article n'a pour but que d'éveiller l'intérêt.
Les Kajikawa qui ont souvent signé leur production du nom de famille si bien qu'il est très difficile de distinguer les divers membres de cet atelier car jusqu'alors on a négligé d'identifier le cachet qui accompagne la signature. On trouve toutes sortes d'objets signés Kajikawa même des peignes ou des coupes à sake. La production de cet atelier fut considérable et de qualité très inégale avec parfois des incrustations de métal ou de têtes en ivoire. Leurs inro sont plutôt en hauteur et bombés avec des himotoshi externes comme on le voit sur la photo (fig.1). Les Kajikawa ont utilisés des fonds noirs ou en laque d'or avec des décors en relief de paysages maritimes ou des cascades, des montagnes mais aussi des légendes.
Les Koma ont utilisé des fonds rouges et des fonds poudrés sur laque noir ou unis parfois d'or mat d'une grande richesse ou en argent. Les décors, d'une grande sobriété et d'un réalisme étonnant sont souvent à plat, hiramakie ou togidashi, empruntés à la nature ou à des thèmes légendaires ou historiques. Ils utilisèrent aussi les incrustations de nacre, d'écaille ou de plomb. Leurs inro sont souvent plats, plus larges que haut avec trois cases dont l'intérieur est en laque noir , or ou rouge et parfois en gyobu nashiji les himotoshi sont généralement internes et les fonds sont plutôt plats ou à peine bombés. L'inro fig. 2 a appartenu à Ikeda Taishin le célèbre élève de Zeshin, son décor est tiré d'un cirque Coréen et il est signé Koma Kyuhaku le netsuke est lui aussi un acrobate Coréen.
Les Koami dont les œuvres ne sont venues en Europe qu'en petit nombre leur atelier est le plus ancien puisque fondé au XVème siècle. Ils travaillèrent pour le Shogun et l'Empereur et il est difficile de donner des caractéristiques vu la variétés de leur décors et techniques.
Les Tatsuke renommés pour leurs incrustations de Raden et pour leur hirame une partie de leurs décors fut copiée sur des peintures de l'école Kano et d'autres représentent des animaux ils auraient fait dit-on les inro du seigneur de Satsuma avec des incrustations de nacre issues du nautilus et du pirulusficus mais aussi avec des décors compliqués comme un inro dit au "mille singes". Leur talent s'accommodait des techniques les plus variées. Ils ont même parfois utilisé des techniques toutes spéciales comme sur cet inro pour les ailes de ses guêpes, qui furent peintes en cours de séchage si bien que la laque fut absorbée par celle de l'aile sans créer de relief (fig.3). C'est à ma connaissance le seul cas de togidashi connu utilisant un tel procédé.
Les Shiomi, qui signèrent avec un cachet sigillaire, sont les spécialistes du Togidashi comme les Shunsho auxquels leurs œuvres s'apparentent, elles donnent l'impression d'une peinture. Masanari, le fondateur de cet atelier à Kyoto, aurait appris sont art de Yamamoto Shunsho (1610-1682), c'était un peintre naturaliste et il s'affirme comme tel, c'est un remarquable animalier qui donne à ses animaux ou ses insectes une intensité de vie, une justesse des attitudes extraordinaires (fig. 4). Il a un goût inné de la recherche de la perfection aussi bien dans la couleur et ses demi-teintes que dans le dessin si bien qu'il répète le même sujet recherchant des jeux et des combinaisons de teintes pour obtenir des variations d'effets en changeant la composition ou le choix des tons. On ne saurait négliger le paysagiste, il avait le sentiment de la nature et possédait le don de l'exprimer; certaines de ses œuvres sont décorées d'un simple site, d'autres d'un paysage animé de personnages ou animaux, ceux-ci n'étant parfois qu'un motif accessoire destiné à renforcer l'impression qui doit se dégager du paysage. Son fils lui succéda sans l'égaler pas plus que ses élèves qui, après la destruction de l'atelier par un incendit en 1788, allèrent s'installer à Edo. Cet inro fut fait à Kyoto vers 1770, il reproduit fidèlement une peinture de Jakushu. Les Shunsho se différencient des Shiomi surtout par le choix des motifs du décor et ont un goût marqué pour les scènes de genre et les légendes comme sur cet inro, de l'ancienne collection Pontgibaud, fait par le quatrième Shunsho, tirés de l'histoire de Yoshitsune et son apprentissage du maniement du sabre avec les tengu (fig. 5).
Les Somada : cet atelier, fondé au XVIIIe siècle, doit sa célébrité à ses décors en très fines incrustations de nacre de type aogaï de la plus belle irisation, combinées avec du kirikane sur fond de laque noire (fig. 6). Leurs décors sont fortement influencés par la culture chinoise. Il ne faut pas les confondre avec les laques du même genre faites à Ryükyü. Ce sont des incrustateurs plus que des laqueurs car on ne connaît pas de laque dans une autre technique signé de leur nom. C'est Somada Kyosuke qui aurait créé cet atelier pendant l'ère Kyoho (1716-1735) et travailla pour les Maeda daimyo de Kaga.
On ne saurait quitter ce chapitre sans mentionner quelques artistes qui perfectionnèrent un genre de laque rouges sculptées dites laques de Pékin introduit de Chine à l'époque Kamakura. Les laqueurs connus qui brillèrent dans cette technique furent: Tsuishu Heijiro, Yoseï, Zokoku, Zonseï et Hokeï qui fut professeur à l'école des beaux Arts de Tokyo et qui fut certainement l'un des meilleurs dans cette technique. Seules les pièces signées ont une grande valeur mais la majorité ne l'est pas. L'inro (fig. 7) est signé Hokeï qui a pris sont décor sur le Soken Kisho à la section cuir hollandais.
J'ai commençais par décrier les Kajikawa, car c'est cet atelier qui fabriqua la plupart des inro que l'on trouve et ils sont dans l'ensemble fort médiocres. Cependant on trouve quelques chefs d'œuvre comme cet inro de Kajikawa Bunryusai (fig. 8), illustrant la légende de Raiko (Minamoto no Yorimitsu) probablement copiée sur une estampe de Kuniyoshi publiée en 1843 et qui fut retirée de la circulation et les planches détruites sur l'ordre du Shogun Ieyoshi qui s'était senti visé. Cet inro est décoré en hiramakie or et argent sur un fond ro-iro et nous montre Raîko sommeillant, veillé par ses guerriers qui ne se sont pas aperçus de l'arrivée du monstre. Sur l'autre face d'autres démons en togidashi, visibles seulement sous une lumière rasante. Watanabe et Suyetake ignorent le danger et se concentrent sur une partie de Go. Il faut un grand talent et une grande habileté artistique pour perfectionner à ce point le cauchemar qui devient un jouet inoffensif entre les mains de celui qui le contemple lors de réunion privée. Je pense qu'il fut fabriqué entre 1844 et 1850. Notez que le manju est lui aussi décoré de fantômes et de démons griffus.
4段の印籠。源頼光の説話を描いている。この絵は1843年に印刷された国芳版画の写しだと思われる。この版画は幕府への批判とされ、将軍徳川家慶(1792~1853)の命により版木が没収され、差し止められた。国芳は投獄され、版元である桜井安兵衛も翌年捕まった。
ろいろ地に金、銀平蒔絵で装飾された印籠。一面は、うたた寝をいている頼光を2人の武士が寝ずの番をしているが、2人とも妖怪の存在に気付いていない。もう一面は、光を横から当てたときだけ見える研出蒔絵で描かれた妖怪と、その危険に気付かず碁に夢中になっている渡邊綱(わたなべのつな)と坂田金時(さかたのきんとき)。この印籠を社交の場などに持っていっても、悪夢の情景にもかかわらず芸術的オブジェとして眺められる程洗練されている。これは非常な才能と並外れた芸術性を要する。官工(幕府御用達の職人)、梶川文龍斎(かじかわぶんりゅうさい)の銘。この印籠は1844年から1850年の間に作られた物と思われる。それ以降の物だとするこれといった理由がないからだ。
饅頭型根付も印籠の装飾図案をほのめかす化け物で装飾されている。駒爪を持った鬼の集団である。
There were dozens of lacquer working families, the most common being the Kajikawa family. As they have all signed with the family name it is very difficult to differentiate the various members of this work shop whose production was prodigious and with huge differences in quality. Most of their designs are maritime (coastline views) or inland lanscapes with mountains and waterfalls, but also include legends in takamakie. Occassionally they have inlaid metal figures or ivory heads, but the inro nearly always come with external himotoshi.
Among this huge production of mainly poor quality, there are some masterpieces like this satirical subject inro depicting the legendary Raiko; who is dozing while his retainers are suppose to keep vigil but are playing "Go" unaware of the threat posed by the spider and goblins' attack. This design copies a Kuniyoshi print triptych published in 1843 which was withdrawn by order of the Shogun and who had Kuniyoshi sent to prison. This beautiful togidashi inro,with the yokai that you see only when moving the inro around under the light, is signed Kajikawa Bunryusai (fig. 8). I believe that it was made between 1844 and 1850. One of the rare masterpiece coming out of this workshop. The netsuke en suite depicts a group of ghosts and oni.
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