Janvier
Le Shinto est une religion avec un amalgame de croyances et de rites d’où se dégage une obsession de pureté. Janvier est le mois des purifications rituelles et l'on peut assister à de nombreux festivals. C'est pourquoi je pris mon vélo pour aller au sanctuaire shinto d’ Hakozaki assister au Tama Seseri (le sens premier de "Tama" est « boule » bien qu’il vienne du Chinois Jade et "seseri" a le sens de toucher) une cérémonie qui pour certain remonte à l'époque Muromachi. A cette époque deux boules de bois auraient été trouvées flottant sur la rivière et amenée au sanctuaire de Hakozaki, en pensant qu’il s’agissait peut être des deux joyaux magiques qui contrôlent les marées et avaient été donnés à l’impératrice Jingu; pour d'autres elle remonte à la nuit des temps et à un culte phallique. (fig.1). Tama a aussi le sens d’âme mais sous une autre graphie.
En attendant le début des festivités on voit passer des hommes en fundoshi (une simple bande de coton de 25 cm de large et de plus de deux mètres de long, proche du string, qui fait office de cache sexe et qui dévoile bien les cuisses et les fesses) (fig.2). C’était autrefois le costume traditionnel des hommes, ouvriers et paysans, jusqu’à ce que les américains imposent le caleçon. Ce genre de slip n’est pas si facile à mettre (fig.3) et les enfants ont du mal à apprendre à bloquer une des extrémités avec la mâchoire inférieure. Des netsuke comme celui-ci (fig.4) ayant été improprement décrit comme un homme criant de douleur; j’ai expliqué dans mon dernier livre que c'était une grossière erreur de description, l'homme met tout simplement son fundoshi.
La cérémonie commence au son des Taiko (gros tambour) avec une augmentation graduelle du tempo, qui crée une tension et dont la résonnance devient vite pénible ; puis vint le silence apaisant.
Les prêtres commencent alors leur travail de purification : Après s’être incliné devant les Tama, deux boules de bois de plus de 30cm, le Kanushi (prêtre Shinto) passe trois fois le haraiguishi (instrument liturgique de purification fait de bandes de papier) au dessus des fidèles pour les purifier (fig.5).
Puis les deux prêtres s’emploient à laver les deux Tama en bois qui pèse respectivement 8 et 11 kg, ensuite consciencieusement ils les enduisent d’huile de colza (fig.6).
Ces deux boules sont alors transportées cérémonieusement au sanctuaire d'Ebisu situé à 200m et livrées à deux équipes d’hommes vêtus seulement d’un fundoshi. Ces hommes vont lutter pour s’approprier la lourde balle sur le chemin du retour et sous des jets de baquets d’eau froide (fig.7), l’eau a une connotation purificatrice et vivifiante. Chacun cherche à s'attribuer la lourde balle et comme elle est glissante (fig.8) il ne fait pas bon la recevoir sur la tête ou sur les pieds (fig.9).
Ils doivent arriver jusqu’au temple (fig.10 et 11) et lui faire franchir l'huis par une ouverture carré guerre plus grosse. Ceci fait, c’est la joie et la fête pour l’équipe gagnante car ceci est sensé lui apporter la richesse et le bonheur.
Un mois après se déroule la fête du Setsubun, où l'on chasse les démons et brule leur maison (fig.12), bien connue de tous les amateurs d'art Japonais .
Shinto is a religion with an obsession for purity and January is a time of ritual purification, there are numerous festivals held throughout Japan. Since I was in Fukuoka I decided to go to Hakozaki to see the Tama Seseri, a ceremony that goes back to Muromachi period when two balls were found floating on water and taken to the Hakozaki shrine supposedly having something to do with Ryujin the God of the sea or may be the two tide jewels once given to Emperess Jingu since Hakata is not that far from the tide jewels islands (fig.1).
Some say far older, I would say it is likely to come from an old phallic cult.
Waiting for the ceremonial we could see men wearing fundoshi, a long strip of cloth (2m30) wound around the hips which was the traditional Japanese wear for workers till they had to use trunksso as not to offendAmericans.One can see the effect from the back. (fig.2). To put on this cloth is not easy and children had to learn how to secure one end under the chin (fig.3) and I explain in my last book the silly description that goes on for such netsuke (fig.4) which in fact is just a man putting on his fundoshi
It began with the martial sound of Taiko drumming, a gradual increase of tempo, which creates excitement and tension. Then the silence and the kanushi (Shinto priest) waved three times his haraiguishi to drive away any unwanted spirits (fig.5) and started washing and oiling the ball (fig 6) which afterwards were carried away to the Ebisu shrine 200m from there and then start a struggle by two teams of men wearing only a narrow loin cloth belt for the heavy wooden ball in the shower of cold water (fig 7). It is quite dangerous since the ball weighed 11 kilos (fig 8 & 9). They struggle to the temple (fig 10 & 11). One of them should bring it to the door of the temple and get it through a square opening, supposedly bringing wealth and all who touched the balls were to have happiness.
A month latter is the most important festival of spring the famous Setsubun, Everybody knows Shoki who share the stage with Oni in Buddhist art. People scatter soy beans to chase them and even burn their house. (fig.11)
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